Temps d’acheter un condo dans le sud?

Dollar à parité
Temps d’acheter un condo dans le sud?
Mise en ligne 05/05/2008 04h00

Terri Williams
Sun Media

TORONTO — Avec une économie américaine en perte de vitesse et un dollar canadien à parité (ou presque) avec le billet vert américain, plusieurs Canadiens se demandent s’il n’est pas temps d’investir dans une propriété aux États-Unis.

Il y a de quoi y songer après le rude hiver qu’on vient de connaitre. On se prend donc à rêver d’un petit coin de paradis dans le sud ensoleillé de notre puissant voisin.

Outre un dollar canadien pratiquement à parité avec la monnaie américaine, le marché immobilier aux États-Unis continue d’être secoué par la récente crise du papier commercial, et les propriétés saisies se comptent maintenant par milliers ou dizaines de milliers. Autant de propriétés à vendre, ça veut dire que les prix sont bas, un attrait de taille pour les investisseurs canadiens et étrangers.

Selon la National Association of Realtors, les États du Sud ont été le plus durement touchés par la crise du crédit, et c’est dans ces États que la valeur des propriétés a fondu le plus. Ainsi, au cours des trois derniers mois de 2007, la valeur des condos à Cape Coral, en Floride, a chuté de 26 % par rapport à la même période en 2006. La chute a été de 19,8% à Tucson, en Arizona.

La firme RealtyTrac rapporte par ailleurs que c’est aussi dans les États le plus ensoleillés des États- Unis que les saisies ont été les plus nombreuses.

Les villes de Las Vegas et de l’État de la Californie sont encore le plus touchées, alors que les propriétés floridiennes ont aussi écopé. En 2007, Miami se classait huitième quant au plus grand nombre de saisies d’hypothèques au pays. Les villes de Fort Lauderdale et d’Orlando n’y ont pas échappé.

Des aubaines

Plusieurs investisseurs canadiens et internationaux sont déjà en train de profiter des aubaines. Ainsi en 2007, selon une étude de la National Association of Realtors, la Floride était la meilleure destination pour les acheteurs étrangers. En fait, 26 % de tous les acheteurs de propriétés dans cet État étaient étrangers.

Ils étaient aussi 16 % à faire l’acquisition de propriétés en Califor nie, 10 % au Texas et 6 % en Arizona.

Cela dit, on n’achète pas une propriété aux États-Unis comme on le fait au Canada. Il y a plusieurs règlements à respecter lorsqu’on veut acquérir une propriété au sud de la frontière. Par exemple :

Si vous avez l’intention de louer une partie de votre propriété américaine pendant l’année, il vous faudra obtenir un numéro d’assurance sociale américain. Vous devrez aussi payer des impôts américains à la fin de l’année.

Vos impôts fonciers seront plus élevés en Floride si vous n’êtes pas résident permanent.

Des droits de succession de 45 % sur votre propriété américaine seront exigés si vos actifs à travers le monde dépassent les 2 millions de dollars à votre décès.

Un impôt sur les dons, évalué entre 18 et 48 %, sera exigé lorsque votre propriété sera léguée à ceux qui vous survivent.

Individuellement, les États ont aussi des règlements quant à la retenue d’impôts lorsqu’une propriété est vendue à des étrangers.

En outre, vous courez un risque énorme de perte en termes de monnaie d’échange si la valeur en argent canadien de votre propriété américaine subit une chute soudaine face au dollar américain.

C’est donc dire que le Canadien désireux d’acheter une propriété aux États-Unis a tout intérêt à bien s’informer avant d’aller de l’avant avec son achat. Il fera mieux de consulter des experts sur les impôts, les règlements et les lois autant au Canada qu’aux États-Unis avant d’acquérir une propriété américaine.

C’est bien beau d’avoir un condo dans le Sud pour jouir du chaud soleil en hiver, mais on doit aussi faire en sorte que notre plaisir sera bien assuré financièrement et légalement.

L’Amérique dans l’œil de l’ouragan immobilier

- En Floride, le phénomène est connu: dans un ouragan, c’est la deuxième vague la plus dévastatrice. Elle emporte ce que la première vague a affaibli. Aujourd’hui, le marché immobilier se situe dans l’œil de l’ouragan, une phase de calme qui précède de fortes turbulences, selon le Barron’s. Le problème des stocks de maisons invendues est en train de passer des mains des constructeurs aux prêteurs. Et ceux-ci sont bien en mal de trouver une solution à leur problème. Plutôt que de vendre à très bas prix immédiatement, ils préfèrent les processus, souvent fortlongs, des enchères qui résultent des saisies. Ce qui se traduit par des prix encore plus bas. Les prêteurs expliquent à Washington et Wall Street qu’ils ont des plans précis pour permettre aux propriétaires de rester dans leurs murs, mais la réalité est très différente. Et l’immobilier commercial commence à souffrir. Il suffit de regarder le nombre de pancartes «For Lease».

Le retour de 100 millions de gens dans la pauvreté

- Le résultat des politiques environnementales se lit dans la hausse des prix des matières premières agricoles. Le biocarburant est en effet au cœur de la hausse des prix de l’alimentation, selon le Wall Street Journal. Ainsi 100 millions de gens retournent dans la pauvreté, éliminant les gains de 7 ans de croissance économique. Les avocats du biocarburant parlent d’une deuxième génération attendue en 2020 qui ne concurrencerait pas la production alimentaire. Mais pouvons-nous attendre 12 ans compte tenu des soulèvements actuels dans les pays pauvre? Il n’est pas surprenant que l’Europe et les Etats-Unis, avocats du biocarburant, disposent de lobbies agricoles très puissants.

Une pharma premier mécène de Reporters sans frontières

- Les dons d’entreprises et de fondations privées apportent plus de 20% des ressources de l’association Reporters sans frontières, révèle Le Figaro.

Sanofi-Aventis est le plus généreux mécène. François Pinault a pour sa part fait son entrée dans les «amis» de RSF. L’organisation dirigée par Robert Ménard, qui a pris la tête de l’opposition aux JO de Pékin, compte aussi sur le soutien de l’Open Society Institute de George Soros, Benetton et du Sigrid Rausing Trust. L’enquête sur le financement de RSF explique aussi que les opérations de mobilisation des médias engloutissent près du cinquième des dépenses. Son budget pour 2007 est estimé à 3,9 millions d’euros.

La crise financière se déplace de New York à Londres

- Les résultats de Citigroup (C), après Wachovia et Merrill Lynch, ont donné aux investisseurs le sentiment que l’Amérique avait enfin pris la crise à bras-le-corps et s’était donné les moyens de la juguler. C’était jusqu’à présent le contraire en Grande-Bretagne, malgré l’accumulation des mauvaises nouvelles. L’immobilier, traditionnel moteur de l’activité, s’essouffle. Près d’une transaction sur trois échoue, faute, pour l’acheteur, de décrocher un crédit. Des banques, comme First Direct ou Cooperative Bank, n’octroient plus de prêts aux nouveaux clients, quand d’autres, comme NatWest, ont sensiblement relevé leurs taux, selon Les Echos. Ce recul des transactions comme des prix pourrait être particulièrement vif à Londres. D’abord, parce que les logements y sont surévalués de 30%. Ensuite, parce que les suppressions d’emplois massives annoncées par les banques de Wall Street ne seront pas sans conséquences outre-Manche.

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