Immobilier en Floride

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Archive for June, 2008

Jun
27

Baisse trompeuse des saisies immobilières aux USA

Posted under Crise financière, Floride, Haut de gamme, Immobillier, Les prix immobiliers, Marché immobilier, Occasion exceptionnelle, Placement immobilier

(Lavieimmo.com) - Les cas de procédures de saisies immobilières ont légèrement marqué le pas en juin aux États-Unis. Attention à ne pas crier victoire trop tôt…

Tous les mois, le cabinet spécialisé RealtyTrac recense les logements tombés sous le coup d’une procédure pour défaut de paiement, mise aux enchères par adjudication ou autre saisie. Un total de 252 363 biens immobiliers étaient concernés le mois dernier, soit 3% de moins qu’en mai. En rythme annuel, la comparaison est moins flatteuse, puisqu’elle traduit un accroissement de 53%, contre 48% en mai. « Cette hausse de plus de 50% montre que nous n’avons pas encore atteint le plus haut du cycle de hausse des saisies », commente James Saccacio, PDG de RealtyTrac.

L’étude montre également qu’un ménage sur 501 remboursant un prêt immobilier a reçu un avis de procédure de saisie le mois dernier.

Le Nevada conserve sa place en tête du classement des États les plus durement touchés par les saisies immobilières, suivi, comme le mois dernier, de la Californie et de l’Arizona.

Jun
27

En Floride, les propriétaires fauchés sacrifient la protection anti-cyclone

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Carmen Gentile

Agence France-Presse

Miami, États-Unis

La saison des ouragans a commencé aux États-Unis et Raquel Pacheco connaît bien la force destructrice d’un cyclone. Pourtant, elle n’a rien fait pour protéger sa maison de Miami Beach dont elle rembourse à grand peine les traites. La raison? Pas d’argent pour cela dans son budget.

«Je ne suis pas contre dépenser de l’argent» pour des volets en métal ou de nouvelles fenêtres, «mais j’ai d’autres priorités pour le moment», dit cette habitante de Floride (sud-est), en faisant allusion à son emprunt immobilier.

Avec une économie américaine au bord de la récession, Raquel Pacheco n’est pas la seule à renoncer à toute protection cette année dans une des régions les plus touchées par l’explosion de la bulle immobilière aux États-Unis.

«Je ne vois personne munir sa maison de volets anti-ouragan autour de moi», ajoute-t-elle.
«J’ai une torche, une radio et un peu de nourriture, c’est tout ce que j’ai préparé cette année».

En plus de subir la pression des crédits immobiliers hypothécaires, la hausse du prix de l’essence et des denrées alimentaires, de nombreux habitants de Floride ont aussi été bercés par un faux sentiment de sécurité dû à l’absence d’ouragans depuis 2005.

D’après une étude récente de l’institut de sondage Mason-Dixon, plus de la moitié des habitants de Floride, ainsi que ceux des États bordant la côte atlantique et le Golfe du Mexique n’ont prévu aucun plan d’évacuation et 88 % avouent n’avoir rien fait au cours de l’année pour renforcer leurs maisons contre les cyclones.

Le mois dernier, le gouverneur de Floride Charlie Crist a pourtant incité ses administrés à consacrer une partie de leur budget, même s’il est déjà serré, à constituer des réserves d’eau et de nourriture. «Les gens doivent avoir des priorités», a affirmé M. Crist lors d’une visite au Centre national des ouragans fin mai.

Mais les entrepreneurs spécialisées dans les volets résistants aux cyclones et autres mesures de protection assurent qu’aucun discours de politique ne pourra convaincre les habitants de dépenser l’argent nécessaire au renforcement de la sécurité de leurs habitations.

«Nos affaires souffrent du mauvais état de l’économie, les gens ne veulent pas signer ce chèque de quelques milliers de dollars qui permettrait de protéger leurs maisons», souligne Evan Weber, de la société Empire Construction and Develop, qui installe volets anti-ouragan et «fenêtres anti-impact», conçues spécialement pour résister au choc des petits objets qui volent à plus de 225 km/heure.

«Les gens ont d’autres préoccupations comme le coût de l’essence ou le souci de nourrir leurs familles», reconnaît l’entrepreneur, tout en prédisant que «les habitants vont commencer à paniquer dès que quelque chose va se mettre à tourbillonner dehors».

«Le souvenir du passage du dernier ouragan se dissipe», dit-il. Les propriétaires «préfèrent prendre le risque de se passer de toute mesure de protection en espérant que cette saison encore ils ne seront pas touchés».

Au cours de ces dernières années, les compagnies d’assurance ont également augmenté le taux de leur prime ouragan jusqu’à 300%.

Le Centre national des ouragans basé à Miami prévoit cette année 12 tempêtes tropicales, dont cinq à neuf pourraient se transformer en cyclones. Ces prévisions sont plus élevées que la moyenne des saisons précédentes d’ouragans qui, dans l’Atlantique, s’étalent du 1er juin au 30 novembre.

Jun
16

Accrochez-vous à vos maisons

Posted under Actualités économiques, Crise financière, Floride, Immobillier, Les prix immobiliers, Marché immobilier, Placement immobilier, USA, États-Unis

Richard Latendresse
16/06/2008 10h03

Du courrier qui fait «clingcling», des gens qui disparaissent comme par magie et des piscines bonnes pour la pêche, la crise de l’immobilier aux États- nis ressemble de plus en plus à une mauvaise version d’Alice au pays des merveilles.

Alors que l’on croyait être au fond du baril, on apprenait vendredi que la crise résidentielle a empiré au mois de mai : 73 000 familles américaines ont vu les banques prendre possession de leur maison, trois fois plus qu’en mai 2007.

C’est dans le Nevada que les créanciers se montrent les plus voraces : une famille sur 118, incapable d’arriver dans ses paiements, a dû céder sa résidence à une quelconque institution financière. En Californie, c’est une famille sur 183.

Parallèlement, la valeur des maisons continue de chuter. Dans certains marchés, comme à Sacramento en Californie, la valeur moyenne des résidences a fait un véritable plongeon de 35 %. Et ce n’est pas qu’un trip californien : à West Palm Beach, en Floride, le prix de vente des maisons a dégringolé de 32 %.

Un drame qui risque encore de s’aggraver : les investisseurs prédisent, par exemple, qu’à Las Vegas, Los Angeles et Miami - où la baisse de valeur tourne autour de 20 % - la perte devrait s’accroître d’un autre 20 à 25 %. Pour atteindre, dans certains coins du pays, 50 % ! Ce qui signifie que si vous avez payé 200 000 dollars pour votre maison, vous ne pourriez parvenir à la revendre que pour 100 000 dollars !

LA FUITE EN AVANT

Pas étonnant, dans une telle folie immobilière, que certains finissent par adopter des comportements extrêmes, telle la fuite en avant, au sens propre. Pris avec des paiements démesurés sur des maisons qui valent moins que l’hypothèque, de nombreux propriétaires choisissent tout simplement d’abandonner leur maison. Les prêteurs ont d’ailleurs un nom pour ce nouveau phénomène : le jingle mail, du bruit que font les clés dans les enveloppes qu’ils reçoivent… sans adresse de retour.

Naturellement - nous sommes quand même aux États-Unis - certains ont trouvé le moyen de tirer quelques profits de cette misère. Pour 1 000 dollars, par exemple, le site Internet YouWalkAway.com offre à ceux qui songent à disparaître dans la nature à le faire… efficacement. On promet, entre autres, de faire en sorte que les créanciers n’aient pas la possibilité de vous retracer.

Pour éviter que trop de propriétaires désespérés en viennent là, les élus, de concert avec les créanciers, cherchent à imaginer des formules de secours. Ainsi, à Philadelphie, les propriétaires ne peuvent pas être acculés à la saisie, sans d’abord avoir eu la chance de discuter de leurs problèmes personnels en cour dans une sorte de séance de réconciliation.

Enfin, il y a les effets parfaitement imprévus de cette crise immobilière. La multiplication, par exemple, des petits - très petits - lacs artificiels dans les quartiers résidentiels de l’Arizona. Les biologistes sont venus au secours des autorités municipales qui voyaient les piscines des grandes maisons délaissées se transformer en marais fertile pour les moustiques, porteurs potentiels du virus du Nil.

On y déverse, à grands seaux, des «ménés», gros consommateurs de ces moustiques. Des «ménés» pleins les piscines ! Il y a, de toute évidence, des fléaux pires que d’autres.

Jun
03

La vente de maisons existantes atteint un plancher aux USA

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Les ventes de maisons existantes ont plongé en février à leur niveau le plus bas des huit dernières années aux États-Unis, selon une étude réalisée par une association américaine. L’indice compilé par la National Association of Realtors (NAR) s’est établi en février à 84,6, contre 86,2 en janvier. Il était de 107,6 en février 2007. Les analystes interrogés par la firme Thomson Financial attendaient un indice légèrement en hausse, à 86,3. Avec la dégringolade du prix des maisons et la détérioration continue du marché du crédit, plusieurs économistes affirment que le marché immobilier continuera à se dégrader, même si certains continuent à espérer un redressement pendant la deuxième moitié de l’année. L’analyste Patrick Newport, de la firme Global Insight, croit que les ventes de maison reculeront d’encore 5 ou 10% avant de reprendre du poil de la bête vers la fin de l’année, mais la NAR prédit que les ventes demeureront au point mort. Pour sa part, l’analyste Aaron Smith, du site web economy.com, rappelle que le crédit demeure encore très difficile à obtenir, surtout pour ceux dont le dossier est en mauvais état. Si le ralentissement économique devait entraîner des pertes d’emploi plus importantes que prévu, ajoute-t-il, le marché des ventes de maisons pourrait s’effondrer complètement. L’économiste en chef de la NAR, Lawrence Yun, fait valoir quant à lui que si on ne semble «pas encore sortis du bois, au moins les périodes successives de recul important des ventes semblent terminées». D’autres analystes croient que la faiblesse des prix pourrait inciter les chasseurs d’aubaines à entrer sur le marché, même si l’impact exact que cela pourrait avoir demeure incertain.

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