Archive for August, 2008
Aug
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États-Unis Avis aux Canadiens qui désirent acheter un pied-à-terre pour leurs escapades dans le sud: des experts en immobilier soutiennent que le temps est tout à fait indiqué, maintenant que le dollar canadien est fort et que la valeur des maisons américaines est en baisse, pour acquérir une propriété.
Même que plusieurs baby-boomers retraités, ou en voie de le devenir, ont déjà fait le grand saut, malgré le fait qu’ils craignent de voir la valeur de leur maison chuter davantage si jamais l’économie américaine entrait dans une récession profonde.
Des statistiques de la National Association of Realtors aux États-Unis indiquent que 11 pour cent de tous les étrangers qui ont acheté une maison en sol américain l’année dernière étaient des Canadiens.
En Floride, l’État dans lequel le taux de propriétaires étrangers est le plus élevé, les Canadiens constituent neuf pour cent des tous les acheteurs en 2007, comparativement à 7,1 pour cent en 2005.
Connie Allen, propriétaire de Alternative Realty Corp., une entreprise basée à Burlington, en Ontario, qui se spécialise dans la vente de propriétés dans l’«État du soleil», précise toutefois que le nombre de demandes de renseignements à propos d’une propriété dépasse celui de ventes.
Tannis Dawson, du Groupe Investors à Winnipeg, souligne que la monnaie canadienne représente l’un des principaux facteurs qui incitent les Canadiens à acheter une propriété dans le sud.
Le huard est à parité ou presque avec le dollar américain depuis un certain temps. Et ceux qui ont les moyens d’acquérir une maison en payant comptant sont en meilleure position, parce qu’ils peuvent connaître exactement le taux de change pour la transaction, explique Tannis Dawson.
De plus, plusieurs Canadiens ont compris «qu’il y a une limite à notre marché immobilier pour les secondes propriétés», a-t-elle ajouté.
La valeur des propriétés dans plusieurs endroits de villégiature, tels que Muskoka, en Ontario, Canmore, en Alberta, ou dans les montagnes près de Gatineau, a beaucoup augmenté depuis les deux dernières années.
Pour une même superficie en pieds carrés, il est maintenant plus onéreux d’acheter au Canada qu’aux États-Unis, a fait valoir Tannis Dawson.
Selon elle, une propriété à Canmore coûtait environ 400 000 $ il y a quelques années. Aujourd’hui, cette même propriété vaut 600 000 $.
Aux États-Unis, par comparaison, en 2002, une maison coûtait environ 325 000 $ US, ou quelque 519 000 $. En 2008, une maison valant 325 000 $ US se vend à environ 325 500 $.
Aug
25
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États-Unis (CEP News) - Les reventes de maisons sont montées de plus qu’attendu à 5 millions d’unités en juillet, un gain de 3,1 % au cours du mois, suivant les données révisées pour juin de 4,85 millions. Avec ce gain, l’indice a rebondi a sont plus haut niveau en cinq mois, malgré que l’étendue au cours des 11 derniers mois demeure relativement étroite, selon la National Association of Realtors (NAR).
Les économistes s’attendaient à des données pour juin à seulement 4,91 millions.
Les inventaires totaux de maisons ont atteint un haut record de 11,2 mois pour juillet, en hausse de stocks pour 11 mois en juin.
Lawrence Yun, économiste en chef pour la NAR, dit que les prix des maisons dans certaines régions ont peut-être atteint le fond du baril. « Les ventes se sont rattrapées de manière significative dans plusieurs marchés de Floride et de Californie. Les prix des habitations ont généralement suivi les tendances de ventes après quelques mois de pause », dit-il.
« Tout de même, les inventaires demeurent hauts dans plusieurs parties du pays et auront besoin de temps pour pleinement absorber. Nous nous attendons à des conditions plus équilibrées en 2009 et un retour éventuel aux patterns normaux d’appréciation à long terme. »
Depuis juillet 2007, les reventes de maisons se sont déclinées de 13,2 %.
Les ventes d’unités unifamiliales ont augmenté de 3,1 % à 4,39 millions, en baisse du 4,26 millions du mois précédent.
La médiane nationale pour les prix de reventes est tombée à 212 400 $ en juillet, en baisse des données de juin de 215 100 $ et marquant une chute de 7,1 % au rythme annuel.
Selon Freddie Mac, le taux moyen national pour une hypothèque fixe de 30 ans est monté à 6,43 % en juillet de 6,32 % en juin; le taux était de 6,70 % en juillet 2007.
Sur une base régionale, les reventes de maisons sont montées dans trois des quatre régions. Les ventes dans l’Ouest ont sauté de 9,7 % en juillet, tandis que les ventes dans le Nord-Est sont montées de 5,9 % au rythme annuel à 900 000 et les ventes au Midwest ont augmenté de 0,9 % au rythme annuel à 1,12 million. Dans le Sud, les reventes de maison ont glissé de 0,5 % au rythme annuel, à 1,85 millions.
Richard Gaylord, président de la NAR, dit que le forfait récent de stimuli sur l’habitation va peut-être « propulsé une tendance de vente soutenue au cours des prochains mois. »
Les reventes de maisons, qui incluent les habitations unifamiliales, les maisons en rangée, les condos et les co-ops, sont basées sur les clôtures de transaction. Ceci diffère des données du Census Bureau des ÉU sur les ventes de nouvelles maisons unifamiliales, qui se basent sur les contrats ou les acceptations de dépôt.
Par Patrick McGee, pmcgee@economicnews.ca, édité par Nancy Girgis, ngirgis@economicnews.ca, traduit par Dominique Blain
Aug
05
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États-Unis Allan Meltzer est professeur à la faculté américaine de Carnegie Mellon.
Après un an de crise, que doit-on attendre de la suite des événements ?
La meilleure chose qui soit arrivée est que les prix de l’immobilier ont chuté. Il n’y aura pas de sortie de crise avant que nous sachions le prix réel des maisons. Sans davantage de certitudes sur ce front, on ne peut pas savoir quelle est la valeur des crédits immobiliers en portefeuille. Cependant, la baisse des prix des maisons n’est pas terminée, et aujourd’hui, personne ne sait de combien ils doivent encore baisser.
Pensez-vous que le plan de sauvetage qui vient d’être voté va permettre une sortie de crise ?
Il aura très peu d’impact. Beaucoup des emprunts que les autorités veulent sauver font partie de “packages” associant différents types de prêts. Tout cela est très complexe à débrouiller. Surtout, sans pression du gouvernement, peu de banques vont vouloir s’engager pour sauver ces prêts en difficultés. En fait, le risque d’intervention du gouvernement, en la matière, est de ralentir le processus d’ajustement des prix dont nous avons besoin.
N’y a-t-il pas un danger macro-économique et social à laisser les prix de l’immobilier s’ajuster sans rien faire ?
Les gens qui ont les plus gros problèmes économiques sont ceux qui, de toutes façons, n’ont pas de capital dans leurs biens immobiliers et pas de capacité d’emprunt à protéger. Ils vont louer à nouveau leur maison. Ils ne perdront rien parce qu’ils n’ont presque rien investi.
Qu’est-ce qui peut déclencher le retour de la confiance ?
Quand les prix de l’immobilier auront atteint un point bas. Peut-être à la fin de l’année, mais ce n’est qu’une supposition, on ne peut pas savoir.
L’économie américaine est-elle menacée d’une récession ?
Son plus grand problème n’est pas qu’elle est en récession, c’est qu’il est en train de s’opérer une perte de richesse en défaveur des Etats-Unis, au profit des pays producteurs de pétrole. Après une récession, on revient aux niveaux de production la précédant. Là, ce ne sera pas le cas. Nous allons être grevés d’une partie de nos richesses en permanence. C’est ce à quoi on s’ajuste. Cela requiert que les salaires réels baissent, que les profits réels baissent, et c’est ce qui se passe. Je crois en effet que le plus gros danger qui pèse sur l’économie américaine - et sûrement l’économie européenne, d’ailleurs - est la flambée du prix du pétrole et des matières premières. Les gens ont moins d’argent à dépenser.
La flambée du pétrole est plus grave que la crise immobilière ?
Oui. Car elle affecte tout le monde. Le problème de l’immobilier est localisé dans six régions américaines - Californie, Floride, etc. Le reste du pays - Washington, New York, etc. - ne connaît pas de déclin important des prix. La crise immobilière affecte Wall Street, qui a été assez idiote pour acheter ces “mortgages”. Du coup, Wall Street n’a de cesse de se plaindre de ce que la situation est terrible… Mais ce qu’ils oublient de dire est que c’est terrible pour eux, pas pour le reste d’entre nous.
Le ralentissement sera-t-il brutal ?
On nous disait, à Wall Street, qu’on était au bord d’une nouvelle Grande dépression. C’est totalement faux. Le taux de chômage était de 25% à cette époque, il est aujourd’hui de 5,5%, il y a un filet de sécurité bien plus important. En plus, la Grande dépression a été causée par l’erreur de la Fed d’autoriser une baisse de la masse monétaire de 25%. Cela n’arriverait plus aujourd’hui. En fait, c’est Wall Street qui est en phase de dépression. L’économie, quant à elle, avance dans la bonne direction.
Les autorités américaines ont-elles été trop indulgentes avec le secteur financier ?
Oui. Le système ne peut pas fonctionner si les banques ramassent les gains, et les contribuables les pertes. On a été trop indulgent avec Fannie Mae et Freddie Mac, ainsi qu’avec les banques d’affaires, qui ont été autorisées à se refinancer directement auprès de la Fed. Lorsque les banques ne peuvent plus lever d’argent, les autorités doivent, si besoin est, forcer les actionnaires à reconnaître qu’ils ont tout perdu et gérer le transfert des actifs des banques ailleurs pour que leurs activités se poursuivent et qu’il n’y ait pas de risque systémique.