Archive for the ‘Europe’ Category
Jul
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québécois en floride L’indice Case-Shiller sur les prix des logements aux États-Unis révèle une baisse de 15,8% entre mai 2007 et mai 2008.

Les prix ont chuté d’encore 1% au mois de mai portant l’indice à un niveau de 15,8% inférieur à celui de l’année passée dans les vingt principales villes des États-Unis.
L’indice Case-Schiller, compilé par Standard & Poors, indique aussi que des baisses de prix de plus de 20% ont été enregistrées dans sept des vingt grandes villes.
Les baisses les plus marquées ont touché l’immobilier en Californie et en Floride. Des villes telles que New York, Chicago ou Boston ont connu des baisses inférieures à 10%.
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Jul
23
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États-Unis L’euro, monnaie désormais plus forte que le dollar, permet aux spéculateurs du Vieux Continent d’investir dans le secteur immobilier américain, qui reste en berne depuis la crise des subprimes. (Reportage : E. Saint-Martin)
L’euro fort ne fait pas que des malheureux. De plus en plus d’Européens profitent de la baisse du dollar, et de la chute des prix de l’immobilier, pour investir aux Etats-Unis.
Au niveau national, les ventes de logements aux étrangers ont représenté 3 % des transactions l’an dernier, mais dans certains marchés comme New York ou Miami, c’est beaucoup plus.
Certains professionnels estiment même que les acheteurs étrangers sauvent l’immobilier américain d’une récession encore plus sévère.
Jul
23
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Floride MIAMI (AFP) — Frappée par la crise immobilière, la morosité économique et les ouragans à répétition, la Floride connaît aujourd’hui une “maladie” bienvenue: la fièvre acheteuse des touristes européens qui déferlent sur ses plages et dépensent, dépensent, dépensent.
Les poches pleines d’euros forts, de plus en plus d’Européens choisissent de passer leurs vacances dans cet Etat ensoleillé du sud-est.
Que ce soit pour déguster des mojitos au sélect South Beach club, nager avec les dauphins dans les Keys ou faire du lèche-vitrine, les touristes du Vieux continent consomment frénétiquement.
“Les gens arrivent ici sans aucun bagage et ils n’achètent pas seulement des vêtements mais les valises pour les rapporter chez eux! Cela vous donne une idée des bonnes affaires à réaliser”, se réjouit Bud Nocera, président de Visit Florida, l’agence de promotion touristique de l’Etat.
Selon Visit Florida, 931.000 touristes étrangers se sont rendus en Floride au premier trimestre, dont la plupart venus d’Europe, soit 2% de plus que l’an dernier à la même période. Cela ne représente pas une augmentation énorme mais quand on sait que le tourisme représente la première ressource de l’Etat, c’est important.
En 2007, certains comtés avaient enregistré un bond de près de 6% de touristes étrangers, accompagné d’une augmentation, également, du nombre de touristes américains.
Les touristes allemands, français ou autres profitent du taux de change pour tout acheter, des “jeans” aux jets, s’exclame M. Nocera.
“Cette année, nous dépensons, nous ne comptons pas,” plaisante Lars Binckebanck, un Allemand qui vient aux Etats-Unis tous les ans avec sa famille. Cet été, il a loué un camping-car et s’est donné pour mission de visiter au moins la moitié des dix meilleures plages de Floride.
“Nous sommes allés à Disney World, nous avons acheté des souvenirs, nous avons acheté un appareil-photo,” raconte M. Binckebanck en faisant admirer l’appareil qui, assure-t-il, aurait coûté deux fois plus cher en Allemagne.
Alors que les Américains pestent contre l’envolée des prix de l’essence, le touriste allemand trouve même ces derniers raisonnables comparés à l’Europe.
De petits hôtels des Everglades restent ouverts plus longtemps que d’habitude pour accueillir les Européens amateurs de kayak ou d’oiseaux. Et à Miami Scooter, dans la station branchée de South Beach, Donald ‘Top’ Thomas admet ne même pas avoir besoin de faire de la publicité. Français et Italiens font rouler son affaire.
Les tours opérateurs se frottent aussi les mains. Ainsi, Shop America Alliance, offre des “lots” combinant “shopping” dans les centres commerciaux et visites culturelles. Le touriste peut entamer la journée dans un musée et la finir chez Nike ou Banana Republic. D’autres proposent “shopping” et spa.
“Les Français, ce sont les +fashionistas+”, confie la présidente de Shop America Rosemary McCormick.
Mme McCormick souligne que l’afflux des Européens s’est intensifié il y a 18 mois, quand le cours du dollar a commencé à dégringoler.
Ces dollars dépensés par les touristes européens ont été un vrai baume pour la Floride, l’un des Etats les plus touchés par la crise immobilière.
D’ailleurs, les Européens profitent aussi de la chute des prix de l’immobilier et sont de plus en plus nombreux à acheter maisons et appartements en Floride.
“Il y a de très bonnes affaires à réaliser,” assure Bud Nocera. “Et cela devrait continuer.”
Jul
13
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États-Unis «On est dans un cycle complètement favorable à l’euro et aux investisseurs européens»
Miami, États-Unis — Avec des prix de l’immobilier au plus bas, un euro qui bat des records, une législation américaine souple, et l’environnement attractif de Miami, les Français sont de plus en plus nombreux à investir en Floride.
Les Français ont été 70 000 à visiter Miami en 2006. Ils sont déjà quelque 30 000 à résider en Floride.
Sylvie et Omar Iddou se sont installés à Miami dès 2003 pour investir dans l’immobilier. Omar y rachète des maisons, qu’il rénove et décore avant de les revendre avec une plus-value.
À présent, ils s’apprêtent à investir dans le locatif. Sylvie travaille entre Miami, New York et Paris. Elle considère que le marché immobilier est bien plus intéressant outre-Atlantique.
«Une maison de 170 m2 avec piscine et jardin à 450 000 dollars, comme celle où nous vivons actuellement dans le quartier de Sherwood, c’est extraordinaire! En France, il n’y a pas d’équivalent».
Comme beaucoup d’autres Français, le couple a décidé d’acheter un bien pour le louer. Ils ont en ligne de mire un appartement d’une valeur de 750 000 dollars, à Williams Island, un quartier chic de Miami Beach.
«On est dans un cycle complètement favorable à l’euro et aux investisseurs européens», relève Romain Pigeon, leur agent immobilier, collaborateur de Miami Investment Brokers.
Une tendance que confirment de nombreux professionnels. Isabelle Andrews est un agent français, qui travaille à Miami depuis huit ans. L’an dernier, la moitié de son chiffre d’affaires a été réalisé grâce aux achats d’Européens. Selon elle, la crise de l’immobilier à Miami ne devrait pas durer plus d’un ou deux ans.
«Le mot crise est trop fort. Miami a vu se construire trop d’appartements ces dernières années, mais en ce qui concerne les maisons, le marché connaît plus une correction qu’une crise. On vit un ralentissement naturel. Comme la ville est coincée entre l’Atlantique et le parc naturel des Everglades, les terrains se font rares et leur valeur ne peut pas trop baisser», estime-t-elle.
«Et surtout, Miami n’est pas chère, comparée à toutes les autres villes internationales américaines», assure l’agent.
Dans le reste des États-Unis, la crise de l’immobilier fait rage et pèse sur les prix. Beaucoup d’Américains ne peuvent plus payer leurs crédits hypothécaires et perdent leur maison, saisie par la banque. Sur un an, le nombre de procédures de saisies est en hausse de 48 %.
Les prix de l’immobilier devraient continuer à baisser pendant encore quelque temps. Mais, selon Jonathan Miller, de l’agence de conseil en immobilier new-yorkaise Miller Samuel, «cela n’empêchera pas les acheteurs étrangers de continuer à acheter».
Selon une enquête récente de la National Association of Realtors, 18 % des agents américains ont conclu au moins une affaire avec des clients étrangers en 2007. Cette proportion s’élève à 65 % en Floride.
Jun
03
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États-Unis Les ventes de maisons existantes ont plongé en février à leur niveau le plus bas des huit dernières années aux États-Unis, selon une étude réalisée par une association américaine. L’indice compilé par la National Association of Realtors (NAR) s’est établi en février à 84,6, contre 86,2 en janvier. Il était de 107,6 en février 2007. Les analystes interrogés par la firme Thomson Financial attendaient un indice légèrement en hausse, à 86,3. Avec la dégringolade du prix des maisons et la détérioration continue du marché du crédit, plusieurs économistes affirment que le marché immobilier continuera à se dégrader, même si certains continuent à espérer un redressement pendant la deuxième moitié de l’année. L’analyste Patrick Newport, de la firme Global Insight, croit que les ventes de maison reculeront d’encore 5 ou 10% avant de reprendre du poil de la bête vers la fin de l’année, mais la NAR prédit que les ventes demeureront au point mort. Pour sa part, l’analyste Aaron Smith, du site web economy.com, rappelle que le crédit demeure encore très difficile à obtenir, surtout pour ceux dont le dossier est en mauvais état. Si le ralentissement économique devait entraîner des pertes d’emploi plus importantes que prévu, ajoute-t-il, le marché des ventes de maisons pourrait s’effondrer complètement. L’économiste en chef de la NAR, Lawrence Yun, fait valoir quant à lui que si on ne semble «pas encore sortis du bois, au moins les périodes successives de recul important des ventes semblent terminées». D’autres analystes croient que la faiblesse des prix pourrait inciter les chasseurs d’aubaines à entrer sur le marché, même si l’impact exact que cela pourrait avoir demeure incertain.
Mar
31
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États-Unis Récession, crise financière, marché immobilier en berne… les Etats-Unis font grise mine. Et si justement c’était le bon moment d’investir outre-Atlantique pour jouer la future reprise ? C’est en tout cas ce que pense Frédéric Motte, gérant de Focus America chez SPGP. La baisse du dollar, les retombées de la politique accommodante de la Fed et surtout l’habitude du marché à anticiper pourraient lui donner raison.
Capital.fr : Pourquoi investir sur les Etats-Unis, aujourd’hui en récession ?
Frédéric Motte : Tout simplement parce qu’il faut anticiper la sortie de crise. Depuis la seconde guerre mondiale, les récessions durent en moyenne neuf mois aux Etats-Unis, et le marché les anticipe à l’entrée et à la sortie de six mois. Si l’on considère que cette récession a débuté en janvier, l’économie américaine devrait souffrir jusqu’en octobre. Or le marché qui a commencé sa baisse l’été dernier devrait commencer à anticiper l’après-octobre d’ici un mois ou deux et s’apercevoir que l’économie va repartir de l’avant. A mon avis, aujourd’hui le pire est dans les prix.
Capital.fr : La politique de la Fed et la baisse du billet vert face à l’euro sont aussi des éléments positifs…
Frédéric Motte : Evidemment. Un dollar aussi faible donne un coup de pouce important aux entreprises américaines, qui peuvent ainsi gagner des parts de marchés qu’elles conservent par la suite. En 1995, lors de la dernière grande période de baisse du dollar, des groupes comme Dell avaient pu asseoir leur domination sur leur secteur. A cela s’ajoute la politique de baisse des taux de la Fed et les mesures budgétaires du gouvernement qui vont permettre de relancer la consommation des ménages et le secteur immobilier. D’ailleurs, pour la première fois en quatre ans, le nombre de prêts immobiliers est reparti à la hausse. L’ensemble de ces éléments me font dire que nous sommes aujourd’hui à un très bon point d’entrée pour se positionner sur les marchés américains.
Capital.fr : Quels sont vos grands principes de gestion ?
Frédéric Motte : J’investis à long terme, entre trois et cinq ans, en « bon père de famille » dans des entreprises saines financièrement, ayant de bonnes perspectives de croissance et dont je comprends l’activité. Pour cette raison je reste à l’écart des secteurs qui présente plus d’incertitudes que de risques. C’est le cas des valeurs financières, technologiques et pharmaceutiques.
Par ailleurs, je profite de la vision « court-termiste » des investisseurs, qui ne sont obsédés que par la performance des entreprises à court terme. Aujourd’hui, le marché a envoyé au tapis un nombre important de sociétés dont l’activité va, certes, souffrir au cours des neuf prochains mois, mais qui recèlent un fort potentiel de croissance une fois la crise passée. C’est sur ces titres que je me positionne.
Capital.fr : Quelles sont ces valeurs injustement délaissées ?
Frédéric Motte : En raison des craintes sur la consommation des ménages, les investisseurs délaissent complètement les sociétés liés aux loisirs ou les groupes de distribution. Un titre comme Harley Davidson est à la casse. Il se paie seulement 9 fois les bénéfices nets attendus cette année, un niveau historiquement bas. Or le groupe va profiter de la forte demande des papys boomers qui, une fois à la retraite, sont nombreux à s’acheter une moto pour se convaincre qu’ils sont encore jeunes. Le fabricant va aussi profiter de la faiblesse du dollar pour accélérer ses ventes en dehors des Etats-Unis, où il réalise la moitié de ses facturations. Autre société décotée, le distributeur Sears Holding, dont la seule valeur de son parc immobilier voudrait que son action vaille 80 % de plus ! Inutile de vous apprendre qu’en raison de la crise immobilière, le secteur de la construction est massacré. Là encore, les investisseurs oublient que pour des raisons démographiques, les besoins en construction seront de plus en plus importants aux Etats-Unis. Par exemple, la population de la Floride doublera dans les vingt prochaines années. C’est pourquoi nous misons sur USG Corp, le leader américain du placoplâtre. Je recherche aussi des sociétés, qui profitent d’une fidélité à toute épreuve de leurs clients. C’est notamment le cas de United Technologies, dont la filiale d’ascensoriste Otis offre une forte récurrence de son activité.
Propos recueillis par Olivier Prévost