Le bon moment pour acheter une propriété aux États-Unis

Avis aux Canadiens qui désirent acheter un pied-à-terre pour leurs escapades dans le sud: des experts en immobilier soutiennent que le temps est tout à fait indiqué, maintenant que le dollar canadien est fort et que la valeur des maisons américaines est en baisse, pour acquérir une propriété.

Même que plusieurs baby-boomers retraités, ou en voie de le devenir, ont déjà fait le grand saut, malgré le fait qu’ils craignent de voir la valeur de leur maison chuter davantage si jamais l’économie américaine entrait dans une récession profonde.

Des statistiques de la National Association of Realtors aux États-Unis indiquent que 11 pour cent de tous les étrangers qui ont acheté une maison en sol américain l’année dernière étaient des Canadiens.

En Floride, l’État dans lequel le taux de propriétaires étrangers est le plus élevé, les Canadiens constituent neuf pour cent des tous les acheteurs en 2007, comparativement à 7,1 pour cent en 2005.
Connie Allen, propriétaire de Alternative Realty Corp., une entreprise basée à Burlington, en Ontario, qui se spécialise dans la vente de propriétés dans l’«État du soleil», précise toutefois que le nombre de demandes de renseignements à propos d’une propriété dépasse celui de ventes.

Tannis Dawson, du Groupe Investors à Winnipeg, souligne que la monnaie canadienne représente l’un des principaux facteurs qui incitent les Canadiens à acheter une propriété dans le sud.

Le huard est à parité ou presque avec le dollar américain depuis un certain temps. Et ceux qui ont les moyens d’acquérir une maison en payant comptant sont en meilleure position, parce qu’ils peuvent connaître exactement le taux de change pour la transaction, explique Tannis Dawson.

De plus, plusieurs Canadiens ont compris «qu’il y a une limite à notre marché immobilier pour les secondes propriétés», a-t-elle ajouté.

La valeur des propriétés dans plusieurs endroits de villégiature, tels que Muskoka, en Ontario, Canmore, en Alberta, ou dans les montagnes près de Gatineau, a beaucoup augmenté depuis les deux dernières années.

Pour une même superficie en pieds carrés, il est maintenant plus onéreux d’acheter au Canada qu’aux États-Unis, a fait valoir Tannis Dawson.

Selon elle, une propriété à Canmore coûtait environ 400 000 $ il y a quelques années. Aujourd’hui, cette même propriété vaut 600 000 $.

Aux États-Unis, par comparaison, en 2002, une maison coûtait environ 325 000 $ US, ou quelque 519 000 $. En 2008, une maison valant 325 000 $ US se vend à environ 325 500 $.

États-Unis : l’immobilier s’effondre de 16%

L’indice Case-Shiller sur les prix des logements aux États-Unis révèle une baisse de 15,8% entre mai 2007 et mai 2008.

Les prix ont chuté d’encore 1% au mois de mai portant l’indice à un niveau de 15,8% inférieur à celui de l’année passée dans les vingt principales villes des États-Unis.

L’indice Case-Schiller, compilé par Standard & Poors, indique aussi que des baisses de prix de plus de 20% ont été enregistrées dans sept des vingt grandes villes.

Les baisses les plus marquées ont touché l’immobilier en Californie et en Floride. Des villes telles que New York, Chicago ou Boston ont connu des baisses inférieures à 10%.

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Acheter en Floride est assurément une bonne affaire

La crise des hypothèques à risque et les taxes élevées forcent plusieurs propriétaires de Floride à vendre et les acheteurs canadiens peuvent faire de très bonnes affaires avec la force combinée du huard et la faiblesse du billet vert.

Selon l’agent immobilier Norm Lebel d’Hollywood en Floride, les maisons à vendre sont très nombreuses et les prix en baisse. «Plusieurs propriétaires doivent vendre et les prix ont grandement baissés. Il y a 15 mois, j’ai vendu une maison 232 000$, je viens d’en vendre une presque pareille pour 138 000$», affirme M. Lebel.

Le marché floridien est actuellement en mutation. Alors que la valeur des maisons a pratiquement quadruplée depuis 10 ans et les taxes doublées en quatre ans, la tendance est maintenant à la baisse estime Norm Lebel. Les taxes sont en baisse et le prix des maisons aussi, mais le meilleur est à venir croit M. Lebel qui affirme que le marché n’a pas encore atteint son creux.

L’euro fort part à l’assaut de l’immobilier américain

L’euro, monnaie désormais plus forte que le dollar, permet aux spéculateurs du Vieux Continent d’investir dans le secteur immobilier américain, qui reste en berne depuis la crise des subprimes. (Reportage : E. Saint-Martin)

L’euro fort ne fait pas que des malheureux. De plus en plus d’Européens profitent de la baisse du dollar, et de la chute des prix de l’immobilier, pour investir aux Etats-Unis.

Au niveau national, les ventes de logements aux étrangers ont représenté 3 % des transactions l’an dernier, mais dans certains marchés comme New York ou Miami, c’est beaucoup plus.

Certains professionnels estiment même que les acheteurs étrangers sauvent l’immobilier américain d’une récession encore plus sévère.

Les touristes européens déferlent sur la Floride et dépensent sans compter

MIAMI (AFP) — Frappée par la crise immobilière, la morosité économique et les ouragans à répétition, la Floride connaît aujourd’hui une “maladie” bienvenue: la fièvre acheteuse des touristes européens qui déferlent sur ses plages et dépensent, dépensent, dépensent.

Les poches pleines d’euros forts, de plus en plus d’Européens choisissent de passer leurs vacances dans cet Etat ensoleillé du sud-est.

Que ce soit pour déguster des mojitos au sélect South Beach club, nager avec les dauphins dans les Keys ou faire du lèche-vitrine, les touristes du Vieux continent consomment frénétiquement.

“Les gens arrivent ici sans aucun bagage et ils n’achètent pas seulement des vêtements mais les valises pour les rapporter chez eux! Cela vous donne une idée des bonnes affaires à réaliser”, se réjouit Bud Nocera, président de Visit Florida, l’agence de promotion touristique de l’Etat.

Selon Visit Florida, 931.000 touristes étrangers se sont rendus en Floride au premier trimestre, dont la plupart venus d’Europe, soit 2% de plus que l’an dernier à la même période. Cela ne représente pas une augmentation énorme mais quand on sait que le tourisme représente la première ressource de l’Etat, c’est important.

En 2007, certains comtés avaient enregistré un bond de près de 6% de touristes étrangers, accompagné d’une augmentation, également, du nombre de touristes américains.

Les touristes allemands, français ou autres profitent du taux de change pour tout acheter, des “jeans” aux jets, s’exclame M. Nocera.

“Cette année, nous dépensons, nous ne comptons pas,” plaisante Lars Binckebanck, un Allemand qui vient aux Etats-Unis tous les ans avec sa famille. Cet été, il a loué un camping-car et s’est donné pour mission de visiter au moins la moitié des dix meilleures plages de Floride.

“Nous sommes allés à Disney World, nous avons acheté des souvenirs, nous avons acheté un appareil-photo,” raconte M. Binckebanck en faisant admirer l’appareil qui, assure-t-il, aurait coûté deux fois plus cher en Allemagne.

Alors que les Américains pestent contre l’envolée des prix de l’essence, le touriste allemand trouve même ces derniers raisonnables comparés à l’Europe.

De petits hôtels des Everglades restent ouverts plus longtemps que d’habitude pour accueillir les Européens amateurs de kayak ou d’oiseaux. Et à Miami Scooter, dans la station branchée de South Beach, Donald ‘Top’ Thomas admet ne même pas avoir besoin de faire de la publicité. Français et Italiens font rouler son affaire.

Les tours opérateurs se frottent aussi les mains. Ainsi, Shop America Alliance, offre des “lots” combinant “shopping” dans les centres commerciaux et visites culturelles. Le touriste peut entamer la journée dans un musée et la finir chez Nike ou Banana Republic. D’autres proposent “shopping” et spa.

“Les Français, ce sont les +fashionistas+”, confie la présidente de Shop America Rosemary McCormick.

Mme McCormick souligne que l’afflux des Européens s’est intensifié il y a 18 mois, quand le cours du dollar a commencé à dégringoler.

Ces dollars dépensés par les touristes européens ont été un vrai baume pour la Floride, l’un des Etats les plus touchés par la crise immobilière.

D’ailleurs, les Européens profitent aussi de la chute des prix de l’immobilier et sont de plus en plus nombreux à acheter maisons et appartements en Floride.

“Il y a de très bonnes affaires à réaliser,” assure Bud Nocera. “Et cela devrait continuer.”