Rebond inattendu des promesses de vente immobilières aux USA

NEW YORK (Reuters) – Les promesses de ventes immobilières ont enregistré un rebond inattendu de 7,4% en août aux Etats-Unis, remontant à leur plus haut niveau depuis plus d’un an, selon les statistiques de la fédération d’agents immobiliers NAR.

Son indice des promesses de vente, calculé sur la base des promesses signées en août, ressort à 93,4 contre 87,0 (révisé) en juillet.

Sur un an, ce baromètre affiche une hausse de 8,8% et se retrouve à son plus haut niveau depuis juin 2007, lorsqu’il se situait à 101,4.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une baisse de 1,8% en août.

Pour Lawrence Yun, économiste en chef de la NAR, les acheteurs ont tiré parti de la baisse des prix immobiliers.

Lynn Adler, version française Marc Angrand

USA : Série de records de faiblesse pour la construction immobilière

(Lavieimmo.com) – Les dernières statistiques américaines de la construction confirment la mauvaise santé du secteur. En baisse pour le quatrième mois consécutif et la septième fois depuis le début de l’année, les permis de construire pour maisons individuelles touchent un plus bas en 26 ans.

Le département américain du Commerce évalue à 895 000 le nombre de logements mis en chantier aux Etats-Unis au mois d’août, en baisse d’environ 6% sur un mois et de plus de 33% sur un an. Inférieur aux attentes des analystes, le niveau observé est le plus faible depuis le mois de janvier 1991 (798 000).

Déception également du côté des permis de construire, considérés comme un indicateur avancé de l’évolution des mises en chantier. Seulement 854 000 ont été délivrés le mois dernier, soit 9% de moins qu’en juillet et 36% de moins qu’en août 2007. Là encore, un plus bas depuis le début de l’année 1991 (853 000 permis en février 1991). La correction est particulièrement spectaculaire pour les maisons individuelles : à 554 000, en baisse de 5% sur un mois, le nombre de permis de construire délivrés pour ce type de logements renoue avec des niveaux oubliés depuis… août 1982 (523 000)

les reventes de logements progressent, mais les stocks aussi en juillet

WASHINGTON (AFP) — Les reventes de logements ont plus progressé que prévu en juillet aux Etats-Unis, mais les stocks ont eux aussi augmenté pour atteindre un niveau record, ce qui laisse prévoir une résorption lente de la crise de l’immobilier.

Les ventes de logements anciens ont progressé de 3,1% en juillet par rapport à juin pour s’établir à 5 millions (en rythme annuel), a indiqué lundi le groupement national des agents immobiliers (NAR). C’est une bonne surprise pour les analystes qui tablaient sur 4,90 millions de transactions.

Les chiffres du mois précédent ont été très légèrement révisés à 4,86 millions d’unités au lieu de 4,85 annoncé initialement.

Les analystes ont cependant pris cette nette hausse avec prudence.

Elle “reflète vraisemblablement une augmentation des ventes de logements saisis à des prix très bas, plus qu’une accélération sur le marché normal des particuliers”, a souligné Ian Shepherdson de High Frequency Economics.

“Il faudra encore du temps avant qu’une véritable amélioration se dessine. Les prix vont continuer à baisser”, a-t-il ajouté.

Les chiffres concernant l’immobilier sont suivis avec beaucoup de soin car ce secteur est à l’épicentre de la crise économique et financière qui secoue les Etats-Unis depuis plus d’un an maintenant.

La semaine devrait être riche en informations fraîches sur le secteur.

Mardi, le département du Commerce publiera mardi les chiffres concernant les ventes de logements neufs pour juillet, et les analystes guetteront aussi l’indice Case-Shiller sur les prix qui est jugé comme l’un des plus représentatifs.

En juillet dans l’ancien, la hausse des ventes a concerné à la fois les maisons individuelles (+3,1%) et les appartements (+3,4%) en juillet, a précisé la NAR.

“Les ventes ont nettement accéléré sur plusieurs marchés en Floride et en Californie”, a indiqué Lawrence Yun, le chef économiste de la NAR.

La Floride et la Californie sont les régions qui ont connu le plus gros boom immobilier il y a quelques années. Elles ont depuis pris de plein fouet le retournement du secteur, qui se traduit notamment par des niveaux de saisies de logements parmi les plus élevés du pays.

Au niveau national, les ventes ont baissé de 13,2% sur un an, et les prix médians ont baissé de 7,1% en juillet par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 212.400 dollars, a précisé la NAR.

En effet le nombre de logements sur le marché a encore progressé, ce qui a mécaniquement pesé sur les prix.

Les stocks ont augmenté de 3,9% à 4,67 millions, ce qui est un niveau record. Il faudrait 11,2 mois pour écouler complètement ces stocks au rythme des ventes de juillet, contre 11,1 mois en juin.

A la Bourse de New York, l’indice Dow Jones a brièvement décroché après la publication de ce rapport avant de se reprendre légèrement.

“Le marché a retenu deux choses: les stocks de maisons invendues sont en forte hausse, et 40% des ventes sont des ventes effectuées sous pression, c’est-à-dire des ventes à perte : ce sont les banques qui liquident ce qu’elles ont dans leurs bilans”, a souligné Gregori Volokhine, Meeschaert Capital Markets.

La hausse des stocks s’explique essentiellement par une forte progression des appartements, alors qu’une baisse a été enregistrée pour les maisons individuelles, a indiqué la NAR.

“Les stocks demeurent à un niveau élevé dans une grande partie du pays et il faudra du temps pour les résorber complètement”, a estimé M. Yun.

“Nous prévoyons que les conditions redeviennent plus normales en 2009″, a-t-il ajouté.

Les ventes ont progressé de 9,7% dans l’ouest et de 5,9% dans le nord-est. Elles ont augmenté de 0,9% dans le centre et cédé 0,5% dans le sud.

USA: immobilier et consommateurs donnent des signes prudents d’optimisme

WASHINGTON (AFP) — L’immobilier et les consommateurs ont envoyé mardi des signaux optimistes aux Etats-Unis, mais les analystes préfèrent encore manier avec précaution ces prémices d’embellie dans la première économie mondiale.

Du côté des consommateurs, la bonne surprise est venue du redressement de l’indice de confiance du Conference Board, à 56,9 points en août contre 51,9 points en juillet, un niveau bien supérieur aux attentes des analystes.

Les ménages se sont montrés plus optimistes sur l’avenir, alors que les prix de l’essence commençaient à baisser, a indiqué l’institut de conjoncture privé.

La Bourse de New York s’est nettement reprise après cet indicateur, même si elle avait un peu réduit ses gains à la mi-journée. “C’est vraiment une bonne nouvelle, qui a permis au marché de se rétablir quelque peu”, a commenté Peter Cardillo, d’Avalon Partners.

La confiance des consommateurs est suivie avec soin car la consommation est traditionnellement le moteur de la croissance américaine même s’il menace de caler depuis le début de la crise de l’immobilier.

Les analystes ont toutefois souligné qu’il fallait prendre cette amélioration avec des pincettes, notamment au vu de la détérioration du jugement sur le marché du travail. De plus, on est encore très loin des niveaux de l’an dernier (au dessus de 100 points).

“La confiance reste très déprimée, dans le sillage de la baisse des prix immobiliers, du resserrement du crédit et des licenciements”, juge Robert Kavcic de BMO Groupe financier, pour qui “il faudra une amélioration dans ces trois domaines pour que la reprise s’installe”.

Du côté de l’immobilier, les nouvelles sont elles aussi en demi-teinte, même si plusieurs indices prix laissent espérer une fin prochaine de la spirale à la baisse des prix.

D’abord le très suivi indice S&P/Case-Shiller a révélé une baisse de 15,9% des prix des logements en juin dans les 20 plus grandes agglomérations américaines. C’est certes une baisse record, “mais en dehors des marchés de l’ouest et de la Floride qui avaient connu un boom extraordinaire pendant les riches heures de l’immobilier, les prix commencent à se stabiliser”, a noté Nigel Gault du cabinet Global Insight.

Sur un mois, les prix n’ont baissé que de 0,5% (soit un ralentissement par rapport aux mois précédents) et neuf agglomérations ont affiché une hausse.

De son côté, le bureau de surveillance fédéral de l’immobilier américain (OFHEO) a révélé une baisse de 1,4% des prix au deuxième trimestre par rapport au premier, après -1,7% au trimestre précédent.

“On observe un contraste saisissant entre les régions qui ont connu le plus gros boom de la construction — Californie, Nevada, Arizona et Floride– et les autres Etats, où les prix baissent plus modérément, voire augmentent”, a affirmé le chef économiste de l’OFHEO, Patrick Lawler.

Enfin, les ventes de logements neufs sont reparties à la hausse en juillet, progressant de 2,4% par rapport à juin, et les stocks ont affiché leur plus forte baisse en 45 ans, ce qui pourrait amorcer la pompe d’une résorption des logements sur le marché et permettre une stabilisation à terme.

Mais là aussi, les analystes relativisent ces bonnes nouvelles.

Un rebond des prix de l’immobilier est “crucial” pour remettre les marchés financiers et l’ensemble de l’économie à flot, mais “l’immobilier n’est pas encore tiré d’affaire”, notent les analystes d’economy.com.

Les saisies de logements continuent d’augmenter et cela contribue à engorger le marché, soulignent-ils.

Et s’il est vrai que la baisse des prix de l’immobilier ralentit, compte-tenu du durcissement du marché du crédit, “il est encore trop tôt pour dire qu’on a atteint le niveau le plus bas”, souligne M. Gault.

Le bon moment pour acheter une propriété aux États-Unis

Avis aux Canadiens qui désirent acheter un pied-à-terre pour leurs escapades dans le sud: des experts en immobilier soutiennent que le temps est tout à fait indiqué, maintenant que le dollar canadien est fort et que la valeur des maisons américaines est en baisse, pour acquérir une propriété.

Même que plusieurs baby-boomers retraités, ou en voie de le devenir, ont déjà fait le grand saut, malgré le fait qu’ils craignent de voir la valeur de leur maison chuter davantage si jamais l’économie américaine entrait dans une récession profonde.

Des statistiques de la National Association of Realtors aux États-Unis indiquent que 11 pour cent de tous les étrangers qui ont acheté une maison en sol américain l’année dernière étaient des Canadiens.

En Floride, l’État dans lequel le taux de propriétaires étrangers est le plus élevé, les Canadiens constituent neuf pour cent des tous les acheteurs en 2007, comparativement à 7,1 pour cent en 2005.
Connie Allen, propriétaire de Alternative Realty Corp., une entreprise basée à Burlington, en Ontario, qui se spécialise dans la vente de propriétés dans l’«État du soleil», précise toutefois que le nombre de demandes de renseignements à propos d’une propriété dépasse celui de ventes.

Tannis Dawson, du Groupe Investors à Winnipeg, souligne que la monnaie canadienne représente l’un des principaux facteurs qui incitent les Canadiens à acheter une propriété dans le sud.

Le huard est à parité ou presque avec le dollar américain depuis un certain temps. Et ceux qui ont les moyens d’acquérir une maison en payant comptant sont en meilleure position, parce qu’ils peuvent connaître exactement le taux de change pour la transaction, explique Tannis Dawson.

De plus, plusieurs Canadiens ont compris «qu’il y a une limite à notre marché immobilier pour les secondes propriétés», a-t-elle ajouté.

La valeur des propriétés dans plusieurs endroits de villégiature, tels que Muskoka, en Ontario, Canmore, en Alberta, ou dans les montagnes près de Gatineau, a beaucoup augmenté depuis les deux dernières années.

Pour une même superficie en pieds carrés, il est maintenant plus onéreux d’acheter au Canada qu’aux États-Unis, a fait valoir Tannis Dawson.

Selon elle, une propriété à Canmore coûtait environ 400 000 $ il y a quelques années. Aujourd’hui, cette même propriété vaut 600 000 $.

Aux États-Unis, par comparaison, en 2002, une maison coûtait environ 325 000 $ US, ou quelque 519 000 $. En 2008, une maison valant 325 000 $ US se vend à environ 325 500 $.