Immobilier en Floride

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Mar
14

L’immobilier en Floride

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Par Medias Libres le mardi 10 mars 2009, 07:35 - Immobilier - Lien permanent
Le marché immobilier à New York par Mickael Mossé de First The Real Estate.

Quel est l’état actuel du marché à New York ? Les prix vont-ils augmenter ou baisser ?

Mickael Mossé : Même si tenter de prédire l’avenir n’est jamais une stratégie payante, certaines tendances et certains facteurs contribuent à orienter le marché vers telle ou telle direction. En observant ces tendances, nous pouvons nous faire une idée de la position du marché.

La perspective ou la réalité d’une récession favorise la dépréciation de l’immobilier et mine la confiance des consommateurs. Même si l’effet général sur le marché est négatif, les divers segments s’en trouvent affectés différemment.

A Manhattan l’immobilier est réservé pour la plus grande part à une catégorie d’acheteurs relativement aisée, pour laquelle l’immobilier n’est, souvent, pas la seule source de richesse et d’épargne.

Bien que ce segment ne soit pas épargné par l’influence négative de la conjoncture générale, elle est moins sensible aux variations des prix.
Il y a peu de chance pour que les acquéreurs de Manhattan, capables de payer (ou pouvant prétendre à un prêt) autour de 1000 à 1500 $ par pied carré, placent toute leur fortune dans l’immobilier et partant, pour qu’ils se décident à changer de mode de vie et à vendre.

Avec la baisse des taux d’intérêt l’emprunt devient plus accessible, ce qui contribue à la hausse des prix ou à leur maintien. Il n’est pas certain qu’avec la baisse des taux d’intérêt l’emprunt devienne assez accessible pour augmenter de façon spectaculaire le nombre des acquéreurs. Pour ceux qui cherchent à acheter, c’est une bonne raison de ne pas attendre.
Les facteurs suivants concernent surtout le marché des condos, et sont donc très importants pour les investisseurs en général et pour les investisseurs étrangers en particulier.

Dans le marché résidentiel new-yorkais, seul l’achat de condos est aisément accessibles aux investisseurs étrangers, et est d’un maniement facile pour les investisseurs locaux. Ces copropriétés représentent seulement 25 % de la totalité de l’immobilier résidentiel disponible à New York. Ce faible volume a contribué à la hausse continue des prix des condos en 2006 et 2007, ce qui a considérablement surclassé le marché. Nous pensons que cette tendance va se confirmer l’année prochaine.

De plus, la faiblesse du dollar fait de l’achat d’un bien immobilier à New York un investissement très attractif pour les détenteurs de monnaies plus fortes. La forte demande étrangère va soutenir la croissance du segment des condos, et combiné à la baisse des taux d’intérêt, pourrait contribuer à la hausse des prix.
Les règles et les accords des coopératives sont quant à eux très variables.

A New York certains immeubles bénéficient d’un abattement fiscal, c’est à dire?

Mickael Mossé : La ville de New York a adopté plusieurs programmes pour inciter les promoteurs à construire des ensembles immobiliers à travers la ville. Jusque récemment la plupart des nouveaux condos participaient à l’une des formes du Programme d’exonération fiscale (Tax Exemption Program). Ce programme ne concerne pas seulement les constructions nouvelles, mais aussi certaines formes de conversions et de modifications d’immeubles existants. D’une façon générale, si l’immeuble a été réhabilité ou converti après un autre usage, il relève de l’abattement fiscal J-51. Si c’est une construction nouvelle, il s’agit d’un abattement 421-A ou 421-G.
Dans le programme d’abattement fiscal 421-A le plus courant, les exonérations s’échelonnent sur 10 ans à compter de la fin des travaux. La taxe foncière augmente de 20 % tous les deux ans, jusqu’à atteindre le taux plein.
Following completion of construction:

1re année – abattement de 100 %
2e année – abattement de 100 %
3e année – abattement de 80 %
4e année – abattement de 80 %
5e année – abattement de 60 %
6e année – abattement de 60 %
7e année – abattement de 40 %
8e année – abattement de 40 %
9e année – abattement de 20 %
10e année – abattement de 20 %
A partir de la 11e année – imposition au taux plein.

Une autre variante de ce programme, connue sous le nom de 421-G, accorde un abattement fiscal aux ensembles immobiliers situés en dessous de Murray Street, dans le quartier des affaires de Manhattan. Les propriétés qualifiées de cette zone bénéficient d’un allègement fiscal pendant 14 ans. En général le plus bas niveau d’impôt est maintenu pendant les 8 ou 10 premières années, puis augmente graduellement chaque année, jusqu’à atteindre le taux plein la 14e année.
Certains immeubles sont qualifiés pour de plus longues périodes d’abattement – 15, 20 et jusqu’à 25 ans d’allègement fiscal. Les facteurs d’éligibilité tiennent compte de l’emplacement, du recours à des prêts ou des aides à la construction du gouvernement, et de la disponibilité de logements à des prix abordables dans l’immeuble.

Un étranger peut-il acheter un bien immobilier à New York (et plus généralement aux Etats-Unis)?

Mickael Mossé : Aux Etats-Unis il n’existe aucune restriction à la propriété pour les étrangers. Une part significative de l’immobilier new-yorkais appartient à des ressortissants étrangers ou à des entreprises étrangères. Pour certains types de propriété comme les co-ops (coopératives) ou pour certains types de logement, l’acquéreur doit être en mesure de présenter une déclaration de revenus américaine, ce qui rend difficile voire impossible l’achat d’un bien par ceux qui ne payent pas leurs impôts aux Etats-Unis. Cependant, d’autres types de propriété, tels que les condominiums et les townhouses (maisons de ville), ne connaissent aucune restriction et sont donc très demandés des acheteurs étrangers.

Quelle est la différence entre une coopérative (co-op) et un condominium ?

Mickael Mossé : Les immeubles en co-op sont des sociétés coopératives d’habitation (Cooperative Housing Corporations) qui détiennent un immeuble entier. En achetant en co-op, vous achetez des parts d’une société en proportion de la taille de votre appartement, et devenez partenaire de cette société avec vos voisins. Au lieu de posséder directement un bien, vous détenez un « bail de propriété » (le « proprietary lease »).

Les condominiums sont des copropriétés classiques où chaque copropriétaire possède une part proportionnelle des parties communes.
source: Medias libres

Nov
02

Espoir d’embellie sur le marché immobilier américain

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Les promesses de ventes de logements ont progressé de 7,4% en août par rapport au mois de juillet, au plus haut depuis juin 2007. Selon le Groupement national des agents immobiliers américains, les ménages recommencent à se mettre en chasse pour profiter de la faiblesse des prix de l’immobilier.

Les promesses de ventes de logements aux Etats-Unis sont reparties en forte hausse en août, augmentant de 7,4% par rapport à juillet, pour atteindre leur plus haut niveau depuis juin 2007, a annoncé mardi le Groupement national des agents immobiliers américains (NAR). Les analystes tablaient sur un recul des promesse de ventes de 1,2% en août par rapport à juillet. Sur un an, la hausse des promesses de vente a été de 8,8%. Pour le mois de juin, le NAR a revu en hausse son estimation, indiquant que les promesses de ventes de logements avaient baissé de 2,7% (au lieu des 3,2% annoncés il y a un mois).

“Nous assistons à un élan de la part de gens qui profitent de la faiblesse des prix de l’immobilier, avec des promesses de ventes en forte hausse en Californie, dans le Nevada, l’Arizona, la Floride, le Rhode Island et la région de Washington” écrit le NAR dans un communiqué, en citant plusieurs des Etats les plus durement touchés par la chute de l’immobilier. “Il est difficile de dire dans quelle mesure le nombre de contrats signés sera touché par (les turbulences) de Wall Street, mais nous espérons que la plupart de la hausse (des promesses de juillet) se traduira en véritables contrats de ventes”, ajoute l’association. (source AFP)

Nov
02

Immobilier : les prix continuent de s’effondrer aux Etats-Unis

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La crise du marché de l’immobilier américain touche désormais toutes les classes de la société. La perspective d’une amélioration reste éloignée.

” Les conservateurs vous diront que cette crise affecte seulement les propriétaires irresponsables, qui ont pris des crédits qu’ils ne pouvaient honorer. Faux ! Si vous possédez une maison dans l’une des régions les plus touchées, vous perdez de l’argent si vous continuez à payer pour une propriété sans valeur “, a témoigné en septembre la journaliste et écrivain Alisa Valdes-Rodriguez, sur ” Shine “, le magazine en ligne de Yahoo ! ” Beaucoup d’entre nous le réalisent et jettent l’éponge, renvoyant les clefs et remerciant pour le pont qui ne va nulle part. ” C’est ce qu’elle a fait. L’année précédente, elle avait acquis une maison à Scottsdale en Arizona d’une valeur de 570.000 dollars en payant un acompte de 120.000 dollars et sans jamais rater un remboursement. Celle-ci ne vaut plus que 380.000 dollars aujourd’hui.

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Cette anecdote illustre la profondeur de la crise du marché de l’immobilier américain qui touche désormais toutes les classes de la société, et pas seulement ceux qui avaient postulé pour des crédits ” subprime “. Les économistes affirment que la situation économique ne se rétablira pas tant que le marché immobilier n’aura pas commencé à s’améliorer, or cette perspective reste éloignée tant qu’il n’aura pas touché son plancher.

On aurait presque pu y croire en septembre. Les ventes de maisons neuves ont affiché une hausse de 2,7 % par rapport à août, après des mois de déclin. De même, les ventes de maisons anciennes ont été en hausse de 5,5 %. Autre signe positif, ” les stocks ne sont plus que de 9,9 mois contre 10,9 mois en juillet “, relève Jed Smith, directeur de la recherche quantitative à la National Association of Realtors. Malheureusement, le prix médian a continué à s’effondrer en septembre et avec une certaine brutalité. Il était de 191.600 dollars, contre 203.100 en août 2008 et 210.500 en septembre 2007. Selon l’indice S&P/Case-Shiller publié mardi dernier, seules deux villes sur les vingt métropoles passées en revue ont vu leur prix remonter au mois d’août : Cleveland et Boston. Ils sont restés stables à Chicago et à Denver et ont décliné partout ailleurs. Les mises en chantier d’immobilier résidentiel ont, de leur côté, atteint leur plus bas en dix-sept ans en septembre. Selon IHS Global Insight, le ralentissement de la construction résidentielle pourrait coûter 1 % de croissance au produit intérieur brut américain au troisième trimestre.

L’association des agents immobiliers estime que la hausse du nombre de ventes le mois dernier tient pour beaucoup aux prix attractifs des maisons saisies, avec des réductions très importantes. ” Une maison qui vaut 300.000 peut être cédée pour 200.000 dollars, observe Jed Smith, mais les réductions varient grandement selon les marchés locaux, l’économie locale, et si les banques sont pressées ou non de les céder. ” Les régions les plus touchées sont la Floride, la Californie, l’Arizona et le Nevada. Selon RealtyTrac, 765.000 saisies ont été comptabilisées au troisième trimestre, en hausse de 3 % par rapport au deuxième trimestre et de… 71 % par rapport à un an plus tôt.

Dépréciations d’actifs

Le marché de l’immobilier commercial n’est guère plus souriant. Selon la National Association of Realtors, le taux d’inoccupation des bureaux est désormais de 13,5 % (contre 12,5 % en 2007), il pourrait atteindre 15 % en 2009. L’immobilier commercial pèse lourd dans le bilan des banques, causant pertes, dépréciations d’actifs et dans certains cas faillites d’établissements régionaux ces derniers mois.

Evénement spectaculaire, la nationalisation des deux agences hypothécaires en septembre, Fannie Mae et Freddie Mac, a évité un effondrement complet du marché. Mais les banques ont beaucoup resserré leurs conditions de crédit et les personnes les moins solvables n’ont plus d’espoir d’accéder à la propriété.

Tout cela contribue à réduire à néant la confiance des consommateurs. Selon le Conference Board, l’indice de confiance des ménages a plongé de 23,4 points entre septembre et octobre, pour atteindre son plus bas depuis 1967, à 38. Pour remédier à la situation, John McCain a recommandé que le gouvernement utilise 300 des 700 milliards de dollars alloués par la loi pour racheter directement les prêts immobiliers et en renégocier les conditions. De son côté, Barack Obama est favorable à un moratoire de 90 jours sur les saisies si les propriétaires tentent de bonne foi de payer leur crédit.

Oct
11

Rebond inattendu des promesses de vente immobilières aux USA

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NEW YORK (Reuters) - Les promesses de ventes immobilières ont enregistré un rebond inattendu de 7,4% en août aux Etats-Unis, remontant à leur plus haut niveau depuis plus d’un an, selon les statistiques de la fédération d’agents immobiliers NAR.

Son indice des promesses de vente, calculé sur la base des promesses signées en août, ressort à 93,4 contre 87,0 (révisé) en juillet.

Sur un an, ce baromètre affiche une hausse de 8,8% et se retrouve à son plus haut niveau depuis juin 2007, lorsqu’il se situait à 101,4.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une baisse de 1,8% en août.

Pour Lawrence Yun, économiste en chef de la NAR, les acheteurs ont tiré parti de la baisse des prix immobiliers.

Lynn Adler, version française Marc Angrand

Sep
21

USA : Série de records de faiblesse pour la construction immobilière

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(Lavieimmo.com) - Les dernières statistiques américaines de la construction confirment la mauvaise santé du secteur. En baisse pour le quatrième mois consécutif et la septième fois depuis le début de l’année, les permis de construire pour maisons individuelles touchent un plus bas en 26 ans.

Le département américain du Commerce évalue à 895 000 le nombre de logements mis en chantier aux Etats-Unis au mois d’août, en baisse d’environ 6% sur un mois et de plus de 33% sur un an. Inférieur aux attentes des analystes, le niveau observé est le plus faible depuis le mois de janvier 1991 (798 000).

Déception également du côté des permis de construire, considérés comme un indicateur avancé de l’évolution des mises en chantier. Seulement 854 000 ont été délivrés le mois dernier, soit 9% de moins qu’en juillet et 36% de moins qu’en août 2007. Là encore, un plus bas depuis le début de l’année 1991 (853 000 permis en février 1991). La correction est particulièrement spectaculaire pour les maisons individuelles : à 554 000, en baisse de 5% sur un mois, le nombre de permis de construire délivrés pour ce type de logements renoue avec des niveaux oubliés depuis… août 1982 (523 000)

Aug
25

Le bon moment pour acheter une propriété aux États-Unis

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Avis aux Canadiens qui désirent acheter un pied-à-terre pour leurs escapades dans le sud: des experts en immobilier soutiennent que le temps est tout à fait indiqué, maintenant que le dollar canadien est fort et que la valeur des maisons américaines est en baisse, pour acquérir une propriété.

Même que plusieurs baby-boomers retraités, ou en voie de le devenir, ont déjà fait le grand saut, malgré le fait qu’ils craignent de voir la valeur de leur maison chuter davantage si jamais l’économie américaine entrait dans une récession profonde.

Des statistiques de la National Association of Realtors aux États-Unis indiquent que 11 pour cent de tous les étrangers qui ont acheté une maison en sol américain l’année dernière étaient des Canadiens.

En Floride, l’État dans lequel le taux de propriétaires étrangers est le plus élevé, les Canadiens constituent neuf pour cent des tous les acheteurs en 2007, comparativement à 7,1 pour cent en 2005.
Connie Allen, propriétaire de Alternative Realty Corp., une entreprise basée à Burlington, en Ontario, qui se spécialise dans la vente de propriétés dans l’«État du soleil», précise toutefois que le nombre de demandes de renseignements à propos d’une propriété dépasse celui de ventes.

Tannis Dawson, du Groupe Investors à Winnipeg, souligne que la monnaie canadienne représente l’un des principaux facteurs qui incitent les Canadiens à acheter une propriété dans le sud.

Le huard est à parité ou presque avec le dollar américain depuis un certain temps. Et ceux qui ont les moyens d’acquérir une maison en payant comptant sont en meilleure position, parce qu’ils peuvent connaître exactement le taux de change pour la transaction, explique Tannis Dawson.

De plus, plusieurs Canadiens ont compris «qu’il y a une limite à notre marché immobilier pour les secondes propriétés», a-t-elle ajouté.

La valeur des propriétés dans plusieurs endroits de villégiature, tels que Muskoka, en Ontario, Canmore, en Alberta, ou dans les montagnes près de Gatineau, a beaucoup augmenté depuis les deux dernières années.

Pour une même superficie en pieds carrés, il est maintenant plus onéreux d’acheter au Canada qu’aux États-Unis, a fait valoir Tannis Dawson.

Selon elle, une propriété à Canmore coûtait environ 400 000 $ il y a quelques années. Aujourd’hui, cette même propriété vaut 600 000 $.

Aux États-Unis, par comparaison, en 2002, une maison coûtait environ 325 000 $ US, ou quelque 519 000 $. En 2008, une maison valant 325 000 $ US se vend à environ 325 500 $.

Aug
25

Les reventes de maisons aux ÉU augmentent de 3,1 % en juillet à 5 millions

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(CEP News) - Les reventes de maisons sont montées de plus qu’attendu à 5 millions d’unités en juillet, un gain de 3,1 % au cours du mois, suivant les données révisées pour juin de 4,85 millions. Avec ce gain, l’indice a rebondi a sont plus haut niveau en cinq mois, malgré que l’étendue au cours des 11 derniers mois demeure relativement étroite, selon la National Association of Realtors (NAR).

Les économistes s’attendaient à des données pour juin à seulement 4,91 millions.

Les inventaires totaux de maisons ont atteint un haut record de 11,2 mois pour juillet, en hausse de stocks pour 11 mois en juin.

Lawrence Yun, économiste en chef pour la NAR, dit que les prix des maisons dans certaines régions ont peut-être atteint le fond du baril. « Les ventes se sont rattrapées de manière significative dans plusieurs marchés de Floride et de Californie. Les prix des habitations ont généralement suivi les tendances de ventes après quelques mois de pause », dit-il.

« Tout de même, les inventaires demeurent hauts dans plusieurs parties du pays et auront besoin de temps pour pleinement absorber. Nous nous attendons à des conditions plus équilibrées en 2009 et un retour éventuel aux patterns normaux d’appréciation à long terme. »

Depuis juillet 2007, les reventes de maisons se sont déclinées de 13,2 %.

Les ventes d’unités unifamiliales ont augmenté de 3,1 % à 4,39 millions, en baisse du 4,26 millions du mois précédent.

La médiane nationale pour les prix de reventes est tombée à 212 400 $ en juillet, en baisse des données de juin de 215 100 $ et marquant une chute de 7,1 % au rythme annuel.

Selon Freddie Mac, le taux moyen national pour une hypothèque fixe de 30 ans est monté à 6,43 % en juillet de 6,32 % en juin; le taux était de 6,70 % en juillet 2007.

Sur une base régionale, les reventes de maisons sont montées dans trois des quatre régions. Les ventes dans l’Ouest ont sauté de 9,7 % en juillet, tandis que les ventes dans le Nord-Est sont montées de 5,9 % au rythme annuel à 900 000 et les ventes au Midwest ont augmenté de 0,9 % au rythme annuel à 1,12 million. Dans le Sud, les reventes de maison ont glissé de 0,5 % au rythme annuel, à 1,85 millions.

Richard Gaylord, président de la NAR, dit que le forfait récent de stimuli sur l’habitation va peut-être « propulsé une tendance de vente soutenue au cours des prochains mois. »

Les reventes de maisons, qui incluent les habitations unifamiliales, les maisons en rangée, les condos et les co-ops, sont basées sur les clôtures de transaction. Ceci diffère des données du Census Bureau des ÉU sur les ventes de nouvelles maisons unifamiliales, qui se basent sur les contrats ou les acceptations de dépôt.

Par Patrick McGee, pmcgee@economicnews.ca, édité par Nancy Girgis, ngirgis@economicnews.ca, traduit par Dominique Blain

Aug
05

Allan Meltzer : “La crise immobilière est moins grave que la perte de richesse causée par la hausse du pétrole”

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Allan Meltzer est professeur à la faculté américaine de Carnegie Mellon.

Après un an de crise, que doit-on attendre de la suite des événements ?

La meilleure chose qui soit arrivée est que les prix de l’immobilier ont chuté. Il n’y aura pas de sortie de crise avant que nous sachions le prix réel des maisons. Sans davantage de certitudes sur ce front, on ne peut pas savoir quelle est la valeur des crédits immobiliers en portefeuille. Cependant, la baisse des prix des maisons n’est pas terminée, et aujourd’hui, personne ne sait de combien ils doivent encore baisser.
Pensez-vous que le plan de sauvetage qui vient d’être voté va permettre une sortie de crise ?

Il aura très peu d’impact. Beaucoup des emprunts que les autorités veulent sauver font partie de “packages” associant différents types de prêts. Tout cela est très complexe à débrouiller. Surtout, sans pression du gouvernement, peu de banques vont vouloir s’engager pour sauver ces prêts en difficultés. En fait, le risque d’intervention du gouvernement, en la matière, est de ralentir le processus d’ajustement des prix dont nous avons besoin.

N’y a-t-il pas un danger macro-économique et social à laisser les prix de l’immobilier s’ajuster sans rien faire ?

Les gens qui ont les plus gros problèmes économiques sont ceux qui, de toutes façons, n’ont pas de capital dans leurs biens immobiliers et pas de capacité d’emprunt à protéger. Ils vont louer à nouveau leur maison. Ils ne perdront rien parce qu’ils n’ont presque rien investi.

Qu’est-ce qui peut déclencher le retour de la confiance ?

Quand les prix de l’immobilier auront atteint un point bas. Peut-être à la fin de l’année, mais ce n’est qu’une supposition, on ne peut pas savoir.

L’économie américaine est-elle menacée d’une récession ?

Son plus grand problème n’est pas qu’elle est en récession, c’est qu’il est en train de s’opérer une perte de richesse en défaveur des Etats-Unis, au profit des pays producteurs de pétrole. Après une récession, on revient aux niveaux de production la précédant. Là, ce ne sera pas le cas. Nous allons être grevés d’une partie de nos richesses en permanence. C’est ce à quoi on s’ajuste. Cela requiert que les salaires réels baissent, que les profits réels baissent, et c’est ce qui se passe. Je crois en effet que le plus gros danger qui pèse sur l’économie américaine - et sûrement l’économie européenne, d’ailleurs - est la flambée du prix du pétrole et des matières premières. Les gens ont moins d’argent à dépenser.

La flambée du pétrole est plus grave que la crise immobilière ?

Oui. Car elle affecte tout le monde. Le problème de l’immobilier est localisé dans six régions américaines - Californie, Floride, etc. Le reste du pays - Washington, New York, etc. - ne connaît pas de déclin important des prix. La crise immobilière affecte Wall Street, qui a été assez idiote pour acheter ces “mortgages”. Du coup, Wall Street n’a de cesse de se plaindre de ce que la situation est terrible… Mais ce qu’ils oublient de dire est que c’est terrible pour eux, pas pour le reste d’entre nous.

Le ralentissement sera-t-il brutal ?

On nous disait, à Wall Street, qu’on était au bord d’une nouvelle Grande dépression. C’est totalement faux. Le taux de chômage était de 25% à cette époque, il est aujourd’hui de 5,5%, il y a un filet de sécurité bien plus important. En plus, la Grande dépression a été causée par l’erreur de la Fed d’autoriser une baisse de la masse monétaire de 25%. Cela n’arriverait plus aujourd’hui. En fait, c’est Wall Street qui est en phase de dépression. L’économie, quant à elle, avance dans la bonne direction.

Les autorités américaines ont-elles été trop indulgentes avec le secteur financier ?

Oui. Le système ne peut pas fonctionner si les banques ramassent les gains, et les contribuables les pertes. On a été trop indulgent avec Fannie Mae et Freddie Mac, ainsi qu’avec les banques d’affaires, qui ont été autorisées à se refinancer directement auprès de la Fed. Lorsque les banques ne peuvent plus lever d’argent, les autorités doivent, si besoin est, forcer les actionnaires à reconnaître qu’ils ont tout perdu et gérer le transfert des actifs des banques ailleurs pour que leurs activités se poursuivent et qu’il n’y ait pas de risque systémique.

Jul
25

Acheter en Floride est assurément une bonne affaire

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La crise des hypothèques à risque et les taxes élevées forcent plusieurs propriétaires de Floride à vendre et les acheteurs canadiens peuvent faire de très bonnes affaires avec la force combinée du huard et la faiblesse du billet vert.

Selon l’agent immobilier Norm Lebel d’Hollywood en Floride, les maisons à vendre sont très nombreuses et les prix en baisse. «Plusieurs propriétaires doivent vendre et les prix ont grandement baissés. Il y a 15 mois, j’ai vendu une maison 232 000$, je viens d’en vendre une presque pareille pour 138 000$», affirme M. Lebel.

Le marché floridien est actuellement en mutation. Alors que la valeur des maisons a pratiquement quadruplée depuis 10 ans et les taxes doublées en quatre ans, la tendance est maintenant à la baisse estime Norm Lebel. Les taxes sont en baisse et le prix des maisons aussi, mais le meilleur est à venir croit M. Lebel qui affirme que le marché n’a pas encore atteint son creux.

Jul
25

La Floride, Eldorado des snowbirds québécois

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Des condos de 200 000$, maintenant à 140 000$
Avec un dollar canadien fort et un marché immobilier en crise, la Floride redevient l’Eldorado pour les snowbirds québécois intéressés à acheter des condos à rabais, a constaté Le Journal de Montréal lors d’un reportage réalisé sous les palmiers.

« C’est un bon moment pour acheter », affirme Norm Lebel, agent Remax dans le secteur Hallendale-Hollywood.

Il fait valoir que le prix des condos a chuté de 30 % en moins de deux ans dans le sud de la Floride, en raison de la crise des prêts à risque et de l’éclatement de la bulle immobilière.

Au cours de la même période, le dollar canadien s’est apprécié de 30 %, pour atteindre la parité avec le dollar américain.

« Ce sont deux éléments qui favorisent les acheteurs québécois en Floride », souligne-t-il.

Janique Allard, qui fait de l’immobilier avec son mari, Norm Lebel, passe plus de temps au téléphone « avec des clients potentiels québécois » depuis que le dollar canadien vole à la même altitude que le billet vert américain.

« Certains se disent prêts à venir en Floride pour faire une offre d’achat », dit-elle.

Ce n’est pas un hasard si le marché floridien est favorable aux acheteurs, constate l’agent immobilier.

« Pour 20 condos à vendre, il n’y a qu’un seul acheteur . Ceux qui veulent vendre leur condo n’ont d’autre choix que de baisser leur prix », explique-t-elle.

Peu d’acheteurs

Pauline Grenier-Carrier, agent immobilier chez Coldwell Banker, dit travailler très fort, entre autres dans les secteurs de Sunny Isle et Hollywood. « Il y a beaucoup d’inventaires, mais peu d’acheteurs », dit-elle.

Le ralentissement du marché a eu un impact sur ses ventes. Elle a une cinquantaine de condos invendus. « Ceux qui vendent sont ceux qui acceptent de baisser leur prix », concède-t-elle.

Ventes de condos en chute libre

Les ventes de condos sont d’ailleurs en chute libre. Depuis le début de l’année, dans les comtés de Broward, Dade et West Palm Beach, il s’est vendu 46 306 condos, contre 80 328 pour toute l’année 2006.

Les prix ont suivi une courbe similaire. Un condo qui avait une valeur marchande de 200 000 $, il y a deux ans à peine, se revend maintenant sous les 140 000 $.

Les vendeurs sont, pour un fort pourcentage, des Américains vieillissants qui supportent de plus en plus difficilement le fardeau des taxes et des assurances.

Il y a aussi des snowbirds québécois parmi les vendeurs qui veulent passer leur hiver dans des condos qu’ils vont louer cinq ou six mois par année. Dennis Lussier, agent immobilier qui vend dans West Palm Beach et Boca Raton, constate que des condos, il y en a sans doute plus d’un millier à vendre dans son secteur.

« Je ne m’attends pas à un retour à l’équilibre avant de 12 à 24 mois », analyse-t-il.

Pour lui, comme pour d’autres, le creux de la vague ne serait pas atteint et les prix des condos pourraient encore baisser.

Yvon Laprade
Le Journal de Montréal

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