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Les prix des condos se négocient à rabais en Floride
Les Québécois qui rêvent d’écouler leurs vieux jours en Floride ont de l’espoir. Les prix des condominiums n’ont jamais été aussi bas.
«C’est le temps ou jamais d’acheter», lance le courtier Gaétan Roy qui travaille depuis 18 ans en Floride.
Selon ce dernier, la crise de l’immobilier qui continue de ravager l’État de la Floride combinée à la force du dollar canadien procure un pouvoir d’achat inespéré aux Québécois par les temps qui courent.
Et les offres sont alléchantes. Les prix des condos neufs se vendent ces temps-ci au tiers du prix. «Ce qui valait 400 000 $ vaut maintenant 275 000 $. C’est du jamais-vu», dit le courtier de la firme Capital commercial.
Pour le courtier Jacques Drouin, qui travaille depuis une dizaine d’années dans le comté de Palm Beach, le marché demeure attrayant pour les baby-boomers. «Les baisses peuvent parfois atteindre les 30 %», observe celui qui se spécialise dans les condos bord de mer et les propriétés sur terrain de golf.
Dans le secteur de Miami, quelque 20 000 unités de condominiums sont actuellement sur le marché. D’ici 18 mois, 20 000 autres unités en construction
viendront s’ajouter à cette offre existante.
Ce qui fait dire au promoteur Jean-François Roy d’Ocean Land Investments que le temps est venu de faire de bonnes affaires. «Les Américains hésitent et beaucoup d’entre eux peinent à obtenir du financement. Pour les Québécois, les belles opportunités ne manquent pas», souligne-t-il.
D’après ce dernier, les fonds d’investissement (hedge fund) sont très actifs en Floride. Les Européens, les Russes et les Sud-Américains achètent beaucoup.
Acheter à moitié prix
Ocean Land cible d’ailleurs les tours à condos nouvellement construites qui ne réussissent pas à trouver preneurs. «On peut facilement acheter à moitié prix», soutient M. Roy.
Arrivé en Floride au début des années 90, le promoteur dit avoir fait ses débuts dans le monde de l’immobilier en achetant des terrains le long de l’océan entre Miami et Palm Beach. Aujourd’hui, son entreprise florissante compte une quinzaine de projets immobiliers.
Ces temps-ci, M. Roy est surtout un acheteur. Il dit avoir conclu récemment six transactions de terrains. «Pour nous, obtenir du financement, ce n’est pas un problème. Nos projets sont bons et on travaille à long terme», dit-il.
Il y a quelques mois, Ocean Land a d’ailleurs payé 33 millions $ un hôtel de Pompano Beach, pourtant évalué à 60 millions $. Le promoteur démolira l’immeuble pour y construire un hôtel-condo de 581 chambres.
Le Québécois, qui a vu récemment sa proposition d’acheter 488 maisons mobiles à Briny Breezes pour 510 millions $US ne pas aboutir, entend revenir à la charge. «On va refaire une offre, mais elle sera moins importante. Le projet sera plus modeste»,
indique-t-il.
Le projet initial d’Ocean Land à Briny Breezes comportait des investissements de 5 milliards $US sur une période de 15 ans. Le promoteur prévoyait la construction de 1200 condos de luxe et d’un hôtel de 300 chambres.